Affiche Sherlock Holmes et la Vallée de Boscomb

Sherlock Holmes et le mystère de la vallée de Boscombe

Mise en scène : Christophe DELORT assisté de Christophe AUZOLLES

Distribution : Aurélie PINGENT, Karim WALLET, Mathieu DAVIDSON

Christophe Delort

Ancien pompier volontaire, Christophe Delort fait des études pour être officier… Il sera finalement comédien! Quoi de plus naturel pour un Avignonnais!

C’est avec l’improvisation théâtrale qu’il découvre le goût de la scène et se créé un groupe d’amis comédiens fidèles. Autodidacte, Christophe écrit son one man show en 2008 et le joue pendant 9 ans. Il deviendra ensuite auteurs pour les séries Nos Chers Voisins et Pep’s sur TF1.
Metteur en scène et auteur de nombreux et divers spectacles (one man show, comédie romantique, duo absurde, spectacle de magie, spectacles jeune public…), c’est en 2017 qu’il met en scène son plus gros projet : Box Office. Un spectacle qui réunit sur scène un orchestre de 70 musiciens et sa troupe d’impro autour de la thématique des films cultes.

C’est au cours de la même année qu’il adapte une nouvelle de Sherlock Holmes au théâtre

Christophe Delort

Interview de Christophe Delort

Comment vous est venue l’idée de faire ressortir la personnalité « drolatique » de Sherlock et quels sont les ressorts de mise en scène utilisés pour cela ?
L’idée m’est tout d’abord venue en jouant le rôle de Sherlock. Mais déjà à la lecture du texte, on découvre la personnalité d’un Sherlock désabusé, très cérébral, qui s’ennuie s’il n’est pas dans une aventure policière dans laquelle il s’investit complètement. Il en devient un peu cynique et d’un humour grinçant.

Au départ, moi qui vient de l‘impro, j’ai vite trouvé des ressorts comiques, plutôt visuels, puis le succès aidant, nous avons gardé cette part d’improvisation avec n’importe quel acteur incarnant Sherlock ou les autres personnages. En travaillant avec le décorateur, nous avons planché sur la façon de mettre en scène les lieux très différents de la pièce (Londres, Australie…) avec simplement de petits objets. Nous voulions à tout prix faire travailler l’imaginaire du spectateur, être malins ; car il faut aussi faire bouger trois comédiens qui jouent 10 à 12 personnages. Cela avait d’ailleurs commencé avec 9 puis, au fur et à mesure du succès, nous sommes arrivés à 12. La pièce a quatre ans, et elle est, je crois, arrivée à maturité. Aujourd’hui, l’invention de tous les ressorts comiques entre la comédie policière et l’humour de Sherlock (et des autres) est bien établie.

Avez-vous laissé l’acteur qui incarne Sherlock improviser sur son sérieux british, son orgueil de détective et comment l’avez-vous poussé vers un humour plus décalé ?
Il reste tout de même aux acteurs une grande liberté d’improvisation à condition que la souche du texte soit bien respectée et que les acteurs, s’ils se mettent à improviser, puissent retomber sur leurs pieds, surtout face à la réplique suivante ; et aussi pour ne pas perdre le spectateur. Cette pièce tourne tant à Paris qu’en province et les acteurs sont interchangeables ; il faut donc que chaque comédien soit capable de jouer avec tel ou tel, et cela crée un spectacle enrichissant.
Avez-vous choisi volontairement des acteurs physiquement différents ?
J’ai suivi les descriptions des personnages de Conan Doyle ; j’ai respecté leur taille et leur âge ; même si cela a été un peu compliqué car nous avons tous la trentaine.Mais, comme je l’ai dit, les équipes changent, et donc les caractères et la personnalité de chacun influent sur le jeu et donnent un Sherlock différent à chaque fois.
Quelle a été votre grande difficulté sur cette pièce et votre plus beau souvenir ?
J’avais surtout à cœur de ne pas trahir l’identité de Sherlock Holmes car il a une belle communauté de fans. Je ne voulais pas partir dans une réinterprétation totale et complètement différente de l’original — comme cela peut se faire pour beaucoup de pièces classiques.
Il y a également le fait que nous avons été victimes de notre succès ; c’est devenu une petite difficulté de gérer trois équipes de trois comédiens ; nous avions des scènes de plus en plus grandes et ce n’était plus la même gestion de l’espace.
Et le plus beau souvenir ?
C’est quand nous avons été programmés au théâtre du Splendid, une salle mythique. Et puis il y a ces moments forts comme les applaudissements d’un public ému en plein milieu du spectacle. Ces échanges aussi avec des gens bienveillants quand ils sortent de la salle, que l’on va à leur rencontre pour prolonger l’émotion et en parler. On s’aperçoit alors que l’on peut toucher toutes sortes de gens et de tous les âges.
Interview réalisée et rédigée par Valérie Petitpez, bénévole au Festival de théâtre en Val de Luynes
comédien Mathieu Davidson

Mathieu DAVIDSON

Comédien

Il a terminé sa formation à l’École Supérieure d’Art Dramatique de la Ville de Paris en 2005. Sa courte carrière est déjà bien remplie. Dirigé par Jean-François Prévand, il a joué au Théâtre 14 le rôle titre de Ruy Blas et Meurtre de la princesse juive d’Armando Llamas. Mis en scène par M.Ernoff, il a joué Pâques de Strindberg au Théâtre du Renard.

En 2006, il a déjà interprété une pièce de Berreby, Combien, mise en scène Christian Pélissier. Il a en outre participé à plusieurs courts-métrages.
En 2007, Le Misanthrope de Molière, mise en scène de Clémence Mercier, L’homme qui voulait créer Dieu de Elie-Georges Berreby, mise en scène Geneviève Rozental.
En 2010, L’avare de Molière, mise en scène Sissia Buggy.
En 2013, Le clou du spectacle de Alexandre Foulon et Mathieu Davidson.

Comédien Karim Wallet

Karim Wallet

Comédien

Après une formation classique au cours Florent, Karim Wallet fait une petite apparition dans Les Herbes folles d’Alain Resnais. Par la suite il rencontre l‘équipe de Groland avec laquelle il fait de nombreuses interventions sur Canal+. Daniel Cohen lui donne sa chance au cinéma dans « Comme un Chef ».

Suivent de belles rencontres avec Wim Wenders, Thierry Lhermitte, Arnaud Malherbe et Clovis Cornillac. Depuis 2018, il connaît un succès au Grand Point Virgule dans le rôle de Watson pour la pièce « Sherlock Holmes et le mystère de la vallée de Boscombe ».

Aurélie Pingent

Aurélie Pigent

Comédienne

Aurélie intègre le Cours Florent où elle se perfectionne en théâtre et découvre la comédie musicale grâce à la formation de Michel Durand. Dès sa deuxième année de formation, elle fait ses premiers pas professionnels dans le spectacle musical Michel sans chez lui et dans les contes du théâtre Le Bout à Paris. On la retrouve ensuite dans Les champions de l’amour, une comédie de Franck Victor, Mademoiselle A, ou aux côtés de la troupe Divas, collectif féminin mêlant théâtre, chant, danse et arts martiaux au Palais des congrès de Paris, puis au Vingtième théâtre et à Bobino.

En 2015 et 2016, elle endosse le rôle d’Evelyn dans la pièce AMERICAN PSYCHO, adaptation du célèbre roman de Brest Easton Ellis, au Vingtième théâtre, au Ménilmontant et au Pandora, lors du festival d’Avignon 2016. Elle participe également au clip de ZAZ Comme-ci, comme-ça, joue la baby-sitter dans la série SCÈNES DE MENAGES sur M6, ou encore au sein du trio vocal pop électro Onyx and the Redlips. C’est en 2016 quelle intègre la troupe de Robin des bois, la légende… ou presque ! dans le rôle de Marianne.