Photo de Vincent Pinguet et Patrick Chanfray

Mentir is not good

Focus sur les comédiens

Vincent Pinget

C’est au Gabon que cet autodidacte de l’humour fait ses premiers pas sur scène. En 2004, il décide de quitter l’Afrique pour venir présenter en France son premier one man show « J’avais pas prévu ». Une galerie de personnages qui ravit les jurys des festivals d’humour de Puy-St-Vincent, Mâcon, Villeneuve-sur-Lot, Toulouse et Marseille. En 2009, Luc Besson lui donne sa chance au cinéma dans le film de Roger Delattre « Le Missionnaire » (Europacorp), où il incarne un gendarme drôlissime par son incompétence, aux côtés de Jean Marie Bigard. C’est à cette période que l’humoriste lance son deuxième seul en scène « Vincent Piguet est un Coquinou ». Un spectacle salué par la critique pour l’originalité de son scénario, et particulièrement remarqué au festival du Rire de Tahiti, ainsi qu’au OFF d’Avignon 2012.

De 2012 à 2014, la Compagnie Gazoline confie à Vincent le rôle principal de deux pièces de Feydeau (« Léonie est en avance » et « On purge bébé »). Parisien depuis 2014, il enchaîne les comédies à succès telles que « La Sœur du Grec », « Ladies Night », « Ex in the City », « Franchise Obligatoire »… En 2016, la production de Cyril Hanouna le recrute en tant qu’auteur pour l’émission « Touche pas à mon poste ». En 2017, Patrick Sébastien lui demande de co-écrire et de participer à son nouveau Prime Time en direct sur France2 Le Grand Burlesque.

De 2018 à 2020, le comédien Artus produit sa toute nouvelle pièce « Mentir is not good » au Théâtre de la Tour Eiffel, à la Comédie de Paris, à la Divine Comédie, ainsi qu’à Beyrouth au Liban. Depuis 2020, Patrick Chanfray et lui enchaînent les chroniques radio sur Rire & Chansons. En 2021, « Mentir is not good « nouvelle formule devient »Les hommes se cachent pour Mentir ».

Patrick Chanfray

A l’âge de sept ans, Patrick Chanfray prend goût à l’humour et en attendant de grandir un peu il passe son bac et se dirige vers le commerce. Autodidacte, passionné et touche à tout, il écrit ses premiers sketchs et organise sa propre tournée dans une dizaine de villes atour de la sienne (Mâcon) puis un peu plus loin en France et Belgique. Il enchaîne tous les cafés théâtres lyonnais et devient chroniqueur dans le morning d’une radio lyonnaise (Hit&Sport) puis sur IDFM à Paris, ville où il s’installe pour jouer son premier one man show mais aussi dans sept pièces de théâtre.

En 2011, il crée et présente à deux reprises le plateau La French bouche à Londres, à son retour il met en scène un opéra à la Salle Pleyel à Paris (L’enfant et les sortilèges, 200 choristes, 8 solistes) avec l’Orchestre National d’Île de France. Co-auteur du one man show : La vie à l’envers avec Jo Brami, mais aussi pour une minisérie diffusée sur M6 et W9 4 jeunes et 1 voiture et 4 jeunes 1 permis dont il est l’acteur récurrent dans 60 épisodes. Il est aussi l’auteur de la pièce 1 vie, 2 rêves qui s’est jouée en parallèle de son propre one man show Patrick Chanfray sont seuls en scène. L’humoriste Constance lui confie la mise en scène de son nouveau spectacle « Partouze Sentimentale » à la Comédie de Paris.

En 2016, il est l’auteur et présentateur d’un JT décalé dans La Grosse Émission sur Comédie+. Depuis il enchaîne les chroniques à la télé (Le Petit Journal, Touche Pas à Mon Poste). Dans « Les hommes se cachent pour mentir », il partage le rôle de Yvou avec l’excellent Martin Magli.

Interview de Vincent Piguet

Alors que je rumine depuis que je prépare cette interview, c’est un Vincent Piguet très décontracté, sympathique et plein d’humour que je découvre. Très affairé en ce moment, il me confie qu’il réalise une formation pour étendre ses compétences au 7e art et qu’il est en train d’ailleurs d’élaborer un scénario de film. On le retrouve en parallèle au standard de Rire et chansons avec son ami Patrick Chanfray pour le plus grand bonheur de ses auditeurs. Pour ma part, je ne suis ni journaliste ni animatrice de radio, mais il m’a mis en confiance alors je me lance !

Qu’est-ce qui vous a inspiré pour écrire cette pièce et vous attendiez-vous à un tel succès ?
La pièce Mentir is not good m’a été inspirée par Chantal Ladesou. Elle m’a demandé d’écrire un texte traitant du rapport père/fille, mais ne souhaitait pas nécessairement l’interpréter. J’ai alors eu l’idée de reprendre ce texte en remplaçant les deux protagonistes d’origine par deux garçons. J’interprète la pièce avec mon ami Patrick et nous sommes très contents de son succès : c’est un concentré émouvant et intelligent de farces hilarantes ; et… nous sommes absolument irrésistibles !
Affiche de la pièce
Comment avez-vous connu Charles Hudon et pourquoi l’avez-vous choisi pour la mise en scène ?
Lors d’une émission avec Laurent Ruquier, j’ai rencontré Charles Hudon, cocréateur de l’émission On n’demande qu’à en rire, metteur en scène du one man show d’Artus All dente mais aussi coscénariste. Il m’a donné de précieux conseils pour ma pièce. Je lui ai donc proposé de prendre en main la mise en scène de mon œuvre et de m’épauler pour le film que j’écris actuellement.
Qui choisit et fabrique les costumes ?
Les costumes sont réalisés par la costumière de On n’demande qu’à en rire. Ils sont utilisés pour cette pièce, mais aussi par d’autres pour leurs spectacles. Dans la pièce Mentir is not good, n’étant que deux sur scène, il faut que le changement de costume se fasse le plus rapidement possible. En règle générale nos costumes sont adaptés à l’endroit où nous jouons : si nous avons un micro ou un autre accessoire, il faut prendre cela en compte et nous adapter de sorte à opérer des changements éclairs lors de nos représentations.
Interview réalisée et rédigée par Françoise Billault, bénévole au Festival de théâtre en Val de Luynes