L’INAUGURATION DE LA SALLE DES FÊTES

De Vincent Dubois et Jean-Christian Fraiscinet

 

Une comédie burlesque ; 1h30 de rigolade !

La célèbre pièce de Vincent Dubois et Jean-Christian Fraiscinet réunit tous les ingrédients de la comédie burlesque : un employé municipal ronchon, un maire pas très clair, une secrétaire de mairie coincée dans son tailleur, un magicien ringard, un Roméo de pacotille.

Bref, tous les ingrédients pour une inauguration catastrophe où les gags et les situations cocasses se succèdent à un rythme effréné !

 

Affiche de la pièce Et elles vécurent heureuses
Affiche de la pièce Et elles vécurent heureuses

Vincent Dubois

Il est né le 14 juin 1964 à Fontenay aux roses (78), mais c’est à Abilly (37), petit village de Touraine, qu’il grandit, heureux, entre Fernand Raynaud, les Frères ennemis et le Petit Prince.
C’est dans cette campagne tourangelle, au milieu des anciens à qui il porte une tendresse toute particulière, qu’il puisera quelques années plus tard, les personnages, les dialogues et les répliques cinglantes de la plupart de ses spectacles…
Après des études secondaires, il devient ébéniste puis ambulancier.
C’est à cette époque qu’il rencontre Maria, une vieille dame tombée de Vélo Solex qu’il va soigner et qui  deviendra l’héroïne involontaire de ses spectacles. En 1989 « Le P’tit Québec » cabaret tourangeau, lui offre sa première scène professionnelle, scène qu’il tiendra plus d’une année entre sketches et chansons.
Parallèlement, Vincent est metteur en scène et dirige un cours de théâtre à Abilly; il travaille également pour la radio, le cinéma et la télévision.

Affiche de la pièce Et elles vécurent heureuses

Jean-Christian Fraiscinet

Né à Valençay en 1965, Jean-Christian Fraiscinet passe toute son enfance dans cette petite ville du Berry. Dès qu’il est assez grand pour pouvoir rentrer seul à la maison, il participe aux spectacles d’été « Son et Lumière » de son village, mais ces représentations estivales ne le rassasient pas, loin de là. Il veut apprendre le métier de comédien !
S’il consacre d’abord ses études à la médecine, il intègre rapidement le Conservatoire d’Art Dramatique de Tours pour vivre sa passion de la scène d’où il ressort deux ans plus tard avec la médaille d’or. Avec Hervé Devolder, il écrit, sa première comédie, « ZAP », une satire télévisuelle, mêlant théâtre et vidéo. L’aventure ne fait que commencer…
Ensemble ils fondent leur propre compagnie de théâtre avec laquelle ils dirigeront le Théâtre Beaumarchais d’Amboise et produiront une quinzaine de spectacles dont ces 2 créations : « Hôtel des voyageurs » et « Mona ».
Mais sa carrière prend un tout autre tournant en 1994, lorsqu’il rencontre Vincent au festival de Villard de Lans. Ils reprennent le personnage de Maria Bodin, créé par ce dernier, et fondent leur duo les Bodin’s.
Naît de cette nouvelle alliance une grande complicité de jeu et d’écriture mais aussi une nouvelle Compagnie, la Cie des Bodin’s. En parallèle, il est aussi le directeur artistique de la Ferme-Théâtre de Bellevue et de la compagnie Caméléon Production. Dès que l’occasion se présente, il interprète également des rôles comme dans «La bête à cornes » ou « Rue Vaudeville».

Une histoire de famille !

Les frères !

Sébastien Fraiscinet (c’est Riton !)

Il dirige depuis 1998 les ateliers  » Vielle à roue » et « Danse Folk » de Caméléon Production.

Il est, lui aussi à l’origine du projet de la Ferme-Théâtre de Bellevue.

On le retrouve dans chacun des spectacles interprétés à Bellevue soit en tant que comédien ou musicien.

Affiche de la pièce Et elles vécurent heureuses
Affiche de la pièce Et elles vécurent heureuses

Vincent Fraiscinet  (c’est Neuneu !)

Au même titre que ses deux frères, Vincent est l’un des piliers de la Ferme-Théâtre de Bellevue.

Il participe en tant que comédien à la plupart des créations représentées à Bellevue.

 

Affiche de la pièce Et elles vécurent heureuses

Christèle Chappat (Elle est la secrétaire de mairie !) 

Comédienne issue du conservatoire d’art dramatique de Tours, elle a créé avec Jean-Christian Fraiscinet la Cie « Caméléon Production » en 1994.

 

Affiche de la pièce Et elles vécurent heureuses

Francis Rivière (Gérard c’est lui !) 

Comme son compère Bertrand, Francis a rejoint Caméléon Production en participant pendant plusieurs saisons aux animations historiques du château de Valençay.

Puis il est devenu, lui aussi, l’un des comédiens habituels de la Ferme-Théâtre.

Il excelle dans le rôle du Marquis de Sotenville (« La Bête à Cornes ») et dans « Le Jeu de l’amour et du hasard », il interprète M. Orgon.

 

Interview de Jean-Christian FRAISCINET

Affiche de la pièce Et elles vécurent heureuses

Comment vous est venue cette idée de pièce ? Des souvenirs de jeunesse ont-ils aidés à l’écriture ?

Oui, la pièce est venue d’une situation très précise. On a écrit la pièce avec Vincent Dubois, des Bodin’s. Un jour, on jouait « les Bodin’s » dans le 49 ; on était dans les coulisses, en attendant le début de notre spectacle, il y avait le maire et la secrétaire de mairie qui faisaient les discours et la secrétaire de mairie n’arrêtait pas de bafouiller, elle était morte de trouille, on s’est dit « Tiens, avoir ce côté inaugural avec quelqu’un d’assez maladroit », ça nous donnait une idée. Sur le chemin du retour, après avoir joué les Bodin’s, on a pris plein de notes en se disant « ça et ça et ça, des discours, ce côté officiel .
On aime bien aussi le théâtre dans le théâtre, avec des personnages un peu du cru, Roméo et Juliette, forcément ça ne se passe pas comme dans la pièce de Shakespeare. C’est venu de cette situation-là. »

Depuis sa création, a-t-elle subi des changements, des améliorations ?

Oui forcément, on a créé la pièce dans les années 2000, il y a plus d’une dizaine d’années. On met toujours quelques petites choses d’actualité parce que le maire fait un discours inaugural de cette salle des fêtes et au contraire de la secrétaire de mairie, il est très à l’aise et donc dans ces derniers temps, on a parlé du Covid, etc… On met toujours  des petites choses et on essaye toujours, ça c’est notre marque de fabrique, d’améliorer le spectacle avec ses petits changements. Ce qui permet aux gens de revenir le voir avec plaisir.

Les acteurs sont-ils libres d’improviser ?

En fait, on est toujours libres de faire ce qu’on veut. Mais en humour et particulièrement dans cette pièce, il n’y a pas beaucoup de place à l’improvisation, sauf au début du spectacle, là pour le coup il y a vraiment une scène d’improvisation. On commence dans le public, on est mêlés aux gens, on les fait s’asseoir. Gérard, l’employé communal un peu ronchon fait rentrer les gens, leur fait quelques remontrances, le maire le reprend. Sur cette partie où on accueille les gens, oui on fait de l’improvisation mais dans le reste, c’est très carré, car l’humour nécessite ça, de la précision.

Avez-vous des situations improbables en tournée avec cette pièce ?

Oui, car quelques fois, on a joué de vraies inaugurations. Un jour dans le Nord, on inaugurait vraiment une salle des fêtes, avec notre spectacle. Et il y a des gens qui ne connaissaient pas leur maire, ni les employés municipaux. Comme on commence dans le public, moi qui joue le rôle du maire, je m’accroche un peu avec Gérard, l’employé municipal et il y a une dame à un moment qui me retient par le bras et qui me dit : « Monsieur, on est venus pour inaugurer la salle, on n’est pas venus là pour vous voir vous engueuler ». Ça veut dire que tout ce qu’on faisait, marchait, car les gens y croyaient.

 

Depuis combien de temps tourne-t-elle ?

On l’a créée dans les années 2000 et on l’a beaucoup jouée à sa création. En même temps en tournée et à Paris, dans une salle parisienne « Le Mélo d’Amélie ». On avait une double équipe. Puis quand on a commencé à jouer plus intensément les Bodin’s, on l’a mise un peu de côté. Mais là, on la reprend très régulièrement  à la Ferme Théâtre de Bellevue, à Villentrois dans l’Indre, très régulièrement.

On la joue au moins 15-20 dates par an, en plus des tournées, surtout qu’elles vont se multiplier  maintenant que la tournée des Bodin’s va nous donner plus de temps.

Donc vous pensez qu’elle a encore un avenir?

Oui, oui, car en plus il y a beaucoup de gens qui s’en souviennent et qui l’ont vue il y a longtemps. On rigole vraiment beaucoup et les gens la revoient avec grand plaisir. C’est quasiment une deuxième naissance maintenant.

Vous connaissez bien le Festival de Luynes. Comment votre troupe aborde-t-elle le fait de jouer en plein air?

On a l’habitude de jouer en plein air soit avec les Bodin’s, soit à la Ferme de Bellevue où on va jouer au mois de juin avec « la Fine Equipe ». Ce spectacle-là, c’est la première fois qu’on va le jouer en plein air, mais il n’y a pas de raison que ça se passe mal. En fait c’est très agréable de jouer en plein air. Moi J’ai commencé comme ça au château de Valençay où il y avait des spectacles de plein air où tout petit, je participais. C’est une seconde nature, j’adore les spectacles de plein air où on peut se permettre plein de choses qu’on ne peut pas faire en intérieur.

Pour finir, quel est votre meilleur souvenir de tournée avec cette pièce ?

Il y en a eu tellement. Alors plutôt des anecdotes et sur le moment ce n’était pas un bon souvenir et ça l’est devenu. On rigolait tellement. Sur ce spectacle, à un moment on a des pannes de courant, de fausses pannes de courant. On jouait dans un petit village et au cours de la pièce, on fait cette fausse panne de courant et quelques minutes plus tard, il y a eu une vraie panne de courant; on a commencé à dire au vrai employé municipal « Où se trouve le compteur qu’on remette le courant ? Faut qu’on remette le jus ». Il nous répondait : « Ah oui d’accord j’ai compris ! » Il ne nous croyait pas. On a expliqué aux gens pourquoi on était obligés de stopper la pièce. En fait, on a eu que de bons souvenirs. On se disait souvent avec Vincent Dubois que c’est un spectacle qu’on adore car les gens se marrent et nous aussi surtout.

Interview réalisée et rédigée par Valérie Petitpez, bénévole au Festival de théâtre en Val de Luynes.

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