Photo Jérôme de Verdière

L’irrésistible face-à-face des deux Fugueuses

La pièce de Pierre Palmade a déjà attiré des milliers de spectateurs à Paris.

Les actrices Marie-Christine Garandeau et Anne-Laure Prono la reprenne à l’Avant-Scène

Elles changent les décors !

La pièce se déroule en 9 tableaux successifs, mais sans temps mort : les 2 actrices, dans la pénombre et en un temps record, effectuent les changements de décor. Ce qui intrigue les spectateurs, mais vu la brièveté des changements, leur évite de décrocher.

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Marie-Christine Garandeau

Biographie

Quand Marie-Christine Garandeau découvre la pièce, elle lance : « Mais bon sang, mais c’est bien sûr ! Voilà une pièce écrite pour moi ! ». Lui restait à trouver une partenaire plus jeune. Anne-Laure Prono – qui a joué notamment avec la compagnie angevine des Arthurs – s’y colle.

Dès mars 2016, les deux actrices professionnelles apprennent leur texte. Puis entreprennent les premières répétitions.  « Cette partie est assez laborieuse. Nous y passons beaucoup de temps, et nous devons connaître notre texte sur le bout des doigts. » « Il y est question des relations homme/femme, mère/fils, d’amitié, mais toujours de manière légère dans la forme et profonde dans le sens. »

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Anne-Laure Prono

Comédienne

Angevine, comédienne professionnelle,  Anne Laure Prono a créé la compagnie de théâtre « Le Masque  Blanc » avec un répertoire surtout de comédies dramatiques ou comédies :
« Plus si affinités« , « Nature et dépassement« , « Mon colocataire est une garce« , « Mascarade« , « Jean et Béatrice« .
Elle joue également avec la compagnie angevine l’Intemporelle (« Fugueuses« ).

Vous avez pu la découvrir au  cinéma dans :
« Faux frère » en 2010, « Une pierre dans mon jardin » en 2014.

Elle s’est déjà essayée à l’écriture de pièces de théâtre « Carré de dames » et travaille actuellement sur un nouveau projet. Anne-Laure anime et met en scène depuis plus de 10 ans des groupes amateurs de théâtre.

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Interview d’Anne-Laure PRONO

Quel a été votre parcours pour devenir comédienne ?

Je n’avais pas de parcours de prévu, car l’envie d’être comédienne est arrivée assez tard, vers les 20 ans. Puis le fait de remplacer des comédiens dans des troupes, de toucher aux autres arts du spectacle m’a donné une plus grande envie de continuer dans ce milieu.

Vous qui êtes angevine, vous venez en voisine présenter cette pièce. Comment appréhendez-vous un public différent, en plein air ?

Nous n’avons jamais joué en plein air ; nous sommes habituées aux salles et cela va être une grande première. Nous n’avons pas d’appréhension mais cela va être une découverte et comme vous le dites, les éléments de la nature autour de nous peuvent intervenir par surprise et il va falloir jouer avec, s’il pleut par exemple ou si un animal s’amuse à faire du bruit.

La pièce de Pierre Palmade et de Christophe Duthuron est déjà connue depuis sa création et tourne toujours grâce à vous 2 avec Marie-Christine : racontez-nous la genèse du projet ?

Marie-Christine a découvert cette pièce et en la lisant elle a senti tout de suite qu’elle était faite pour nous 2. On se connaît depuis longtemps et avions envie de jouer à nouveau une pièce ensemble avec 2 rôles proches de nos personnalités et qui correspondait aux sujets qui nous touchent. C’est en lisant la pièce sur cet « affrontement » de 2 femmes d’âge différent que Marie Christine a senti que cette pièce était pour nous. Elle me l’a proposée et j’ai rejoint son avis. Le déclic pour moi s’est fait tout de suite à la lecture, il y avait un vrai truc à défendre en plus de l’immense plaisir que nous aurions à jouer ensemble. Nous avons été en plus bien accompagnées par notre metteur en scène et notre régisseur.
Nous l’avons déjà jouée dans beaucoup d’endroits des pays de la Loire et c’est toujours un accueil chaleureux et enthousiaste de la part du public.
J’espère que le public du Festival sera aussi de ceux-là.

Quels sont votre crainte et votre meilleur souvenir sur cette pièce ?

A bien réfléchir, nous n’avions pas de crainte, à part bien sûr le trac mais qui est ici porteur plus que paralysant. Il nous donne de l’énergie et je pense que cela se voit. C’est toujours plus facile quand on croit en son texte, qu’on y adhère et qu’on est en confiance avec sa partenaire. Quand on retrouve le public en fin de soirée, nous n’avons que de bons retours, le texte plaît beaucoup ; cela nous réchauffe le cœur. Cela porte encore plus le projet et nous encourage à continuer en ce sens.
Notre grand bonheur, c’est qu’à chaque représentation, l’émotion est vive pour toutes les 2 ; cela aussi se ressent à travers nos dialogues ; cela enchante le public.

Et pour vous, l’avenir se présente comment ?

Nous avons l’une comme l’autre des projets pleins la tête. Est-ce qu’ils se concrétiseront seule ou en duo ? On ne sait pas encore.

Interview réalisée et rédigée par Valérie Petitpez, bénévole au Festival de théâtre en Val de Luynes.

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